En 1722 le navire Diane découvre une île déserte au cœur de l’Océan Indien, la baptise « Ile de sable » puis continue sa route. Quarante ans plus tard la mer y jette un vaisseau et sa cargaison de vies humaines. Le naufrage de l’Utile, un navire français de la Compagnie des Indes chargé d’esclaves malgaches met fin au voyage et scelle le destin des hommes. L’équipage parvient à quitter l’île, abandonnant les esclaves qui attendront le secours promis durant quinze années.
Une histoire d’abandon et d’oubli qui pourtant finira par ressurgir.
Les objets archéologiques racontent des vies. Découverts dans les habitats et les sépultures gauloises entre 800 et 50 avant J.-C., ils témoignent des gestes du quotidien : se nourrir, se parer, combattre, enterrer les morts. Chaque vase, chaque bijou, chaque arme deviennent les fils conducteurs d'une histoire humaine, révélant une société structurée, guerrière et riche de traditions.
Dans le cadre de saison culturelle 2026 , nous vous invitons à découvrir ce monde « Gaulois ».
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Pour en savoir +: la saison gauloise
Quelles étaient les pratiques funéraires des humains à la fin de la Préhistoire ? Pourquoi les Gaulois ont-ils creusé des souterrains ? Comment un manoir breton peut-il disparaître de la mémoire collective ? Autant de questions auxquelles l'exposition À Trémuson, l'histoire vous regarde ! entend répondre.
⏵Adaptée en version numérique, elle fait écho à l'exposition réalisée entre le 21 septembre et le 1er décembre 2024 à la médiathèque Graine de Culture de Trémuson (22).
Le saviez-vous ?
Il est désormais possible de jouer comme autrefois
. Locus Ludi est un groupe de recherche pluridisciplinaire européen qui étudie et reconstitue des jeux antiques que l'on peut tester en ligne. Il est également possible aujourd’hui d'écouter le son d'une
flûte aurignacienne grâce à l'archéologie expérimentale.
Ces exemples extraordinaires de reconstitutions archéologiques montrent que le jeu, musical ou ludique, est un objet d'étude particulièrement riche. L’interprétation des vestiges permet d’en deviner les règles, mais ne permet que d’imaginer les multiples façons de jouer aux différentes époques.
Cette exposition souhaite introduire la diversité des artefacts liés à ces jeux, issus des fouilles de l'Inrap, et la façon dont ils renouvellent notre compréhension des cultures ludiques et musicales à travers le temps.
Cette exposition consacrée aux pratiques et aux représentations de la violence à travers les siècles, présente une sélection de vingt-trois objets issus de fouilles archéologiques préventives menées par l'Inrap au cours des dernières années. Provenant de différents gisements, ces objets témoignent de la richesse, de la diversité et de la complexité de notre rapport à la violence.
Nous vous invitons à les découvrir !
Dès son apparition, l’homme est au contact de l’animal avec qui il partage le même lieu de vie. Il est essentiel à sa survie en lui procurant nourriture et moyens de couvrir ses besoins du quotidien, comme la fabrication d’outils en os. Au début du Néolithique (de 6 000 à 2 200 av. J.-C. en France), la domestication de certaines espèces modifie les rapports entre l’homme et l’animal : il devient une ressource plus large et maîtrisée et leur relation est alors plus intime. Le rapport avec l’animal est aussi plus profond : l’homme le contemple à l’état sauvage, admire sa rareté, ses qualités et fantasme ses vertus. L’animal est tantôt observé tantôt imaginé et même divinisé.
Cette exposition vous offre un panorama des liens les plus divers que l’homme et les bêtes de tout poil (mais aussi de plumes et d’écailles) ont entretenus et entretiennent parfois encore. Des relations étroites qui témoignent d’une dette importante de l’homme envers la faune qu’il côtoie.
L’archéologie est-elle uniquement une affaire de cailloux ? Ne vous fiez pas aux apparences. Les objets mis au jour lors des fouilles qui apparaissent comme de simples pierres révèlent bien souvent une réalité plus complexe. Le matériau minéral, travaillé ou transformé, est exploité sous différentes formes et pour une variété d’usages. Il témoigne de la vie des sociétés passées, de l’exploitation des ressources naturelles, des évolutions technologiques, du commerce, des croyances religieuses ou encore des préoccupations esthétiques des populations. Tantôt outils, matériaux de construction, tantôt supports d’expression artistique ou éléments de parure, nous vous invitons à découvrir les multiples facettes des cailloux découverts par les archéologues et qui sont autant d’objets à étudier, de la Préhistoire à l’époque contemporaine.
Creuser, défricher, construire des routes, des ponts, des villes : de tout temps, les hommes n'ont cessé d'explorer les possibilités d'aménagement de leur territoire. À travers une sélection de 30 objets issus de fouilles préventives menées par l'Inrap en Bretagne autour de Corseul (Côtes d'Armor) et de collections anciennes, cette exposition vous propose un focus sur la voie romaine, vecteur essentiel de la vie économique des territoires durant l'Antiquité.
À cette époque, un vaste réseau routier est mis en place à l'échelle de l'Empire romain. Connecté à des voies fluviales et maritimes, il favorise échanges et commerce et permet la diffusion de modes et pratiques culturelles.
Qu'est-ce qu'un visage ? Un nez, une bouche, deux yeux : tels sont les éléments qui le composent, ainsi qu'on l'enseigne aux jeunes enfants. Au cours de fouilles archéologiques, de nombreux visages ont été mis au jour. Ils révèlent la fascination des sociétés au travers des âges pour cette partie du corps, à laquelle différentes significations ont été données.
Portrait réaliste, simple ébauche ou encore masque, la réalité du visage est tantôt reproduite, tantôt questionnée, au gré de croyances religieuses et de pratiques sociales.
Bagues, colliers, torques, pendentifs, fibules… Des éléments de parure sont fréquemment mis au jour dans des contextes funéraires. Ils permettent de mieux connaître les pratiques liées aux rituels entourant la mort à différentes époques. Richement ouvragés, ils traduisent le rang et le statut de leurs propriétaires et témoignent des savoir-faire des artisans et des modes au travers des siècles. Or, ivoire, verre, ambre, grenats… depuis l’âge du Bronze, les élites sont à recherche de matériaux rares et précieux transformés en objets de prestige.
Loin d'être figée dans le temps et l'espace, l'architecture conjugue plusieurs buts qui vont, comme le rappelait déjà Vitruve dans son "De architectura" au Ier siècle avant J.-C., de la recherche de la solidité à la commodité et à la beauté. Sans doute pourrait-on aujourd'hui y ajouter la volonté d'établir des constructions à même d'assurer la conservation et la transmission des productions passées. Cette exposition propose d'aborder ce vaste sujet au travers de quatre volets :
Les matériaux et des outils de construction :
Les techniques du décor
Les fonctionnalités du bâti
L'architecture funéraire et de mémoire
Marseille est la seule ville de France à pouvoir revendiquer vingt-six siècles d’histoire urbaine continue. Chaque période d’occupation a en partie recouvert celle qui l’a précédée. L’histoire de Marseille est donc à dénicher dans le sous-sol avec les découvertes archéologiques d'occupation préhistorique, les fouilles de site de l'Antiquité, du Moyen Âge et de l'Époque moderne.
Vous pouvez également découvrir l'atlas archéologique
ATLAS ARCHÉOLOGIQUE DE LA VILLE DE MARSEILLE
Depuis plus de trente ans, l’archéologie préventive a permis, par le nombre de fouilles et leur étendue, d’ouvrir de nombreuses fenêtres sur le passé de Clermont-Ferrand et du bassin clermontois. Une sélection d’objets atteste les métamorphoses et les continuités de ce territoire : outils des chasseurs d’aurochs du Paléolithique, objets du quotidien du Néolithique, élégantes céramiques arvernes, étiquettes de marchandise d’Augustonemetum (Clermont-Ferrand)...